L’Institut pour le Futur (IFTF) vient de publier, à l’occasion de la Grande Fête du Do It Yourself organisée par Make Magazine, après plusieurs mois de recherches sur l’avenir du DIY une carte (.pdf) qui en synthétise les tendances. Et de constater l’émergence de 2 forces, l’une sociale, l’autre technique, “en passe de transformer la façon dont les biens, les services et la façon dont on expérimente les “choses” sont conçues, construites et distribuées”. Une culture hacker (cette culture du bricolage, de piratage du code, de soudure des circuits, de création de médias…) dont il y a beaucoup à apprendre rappelle l’Institut pour le Futur : sur la mentalité des auteurs de la collaboration, la créativité, l’accès ouvert…. Pourtant, expliquent très bien les experts de l’IFTF, cette culture ne remplacera pas l’industrie traditionnelle. Mais à l’avenir, les tenants de cette culture seront appelé à être plus liés aux fabricants traditionnels, que ce soit par des formes de coopération ou de concurence, brouillant les frontières qui les séparent.
Via Putting People First.
“En tant qu’internautes, la loi Création et Internet nous est totalement égale. Elle ne changera rien, ni pour les pirates qui ont déjà trouvé les failles ni pour les artistes qui ne mettront pas un centime de plus à leur déclaration d’impôts grâce à la riposte graduée. Mais en tant que citoyens, cette violation des principes qui fondent la République nous révulse. Elle aurait pousser, en d’autres temps, à l’insurrection. Et elle poussera, c’est certain, à la désobéissance civile. Si la démocratie étatique ne s’accomode pas d’Internet, l’Internet démocratique se fera sans l’Etat.”
Superbe tribune de Guillaume Champeau contre l’adoption de la loi Création et Internet.
Daniel Kaplan : Le programme Villes 2.0 est né d’une intuition qu’il était déjà en train de se passer quelque chose dans la ville, imprégnée de pratiques numériques. Mais qu’il y avait besoin de connecter ces pratiques à la réflexion sur la transformation de la ville. Faire travailler ensemble les gens qui pensent et travaillent sur la ville et ceux qui travaillent et pensent le numérique. Après avoir créé le dialogue, nous sommes passé par la création de projets pour aboutir à 4 défis et aux 4 ouvrages qui closent le programme.
Naissance d’une collection avec Fyp Edition et de 4 ouvrages autour de la Ville 2.0 : Pour une mobilité plus libre et plus durable ; La ville 2.0 complexe et familière ; La ville comme plateforme d’innovation ouverte et en avril, le 5e écran.
4 projets d’expérimentation : Citypulse, Citywall, CityScan et Révéler l’hyperlocal.
A partir de 2009, Villes 2.0 se transforme pour aller sur le terrain avec des forums régionaux pour faire émerger des dynamiques d’innovation urbaine et d’expérimentation comme Lille, Lyon, Rennes, Bordeaux…
Après l’introduction d’Adam Greenfield et en parralèle de l’exposition la Rue 2.0 (qui regroupe plus de 20 projets) qui a lieu dans le hall du 104, trois sessions : une sur la ville 2.0 existe déjà, une sur l’innovation pour aborder les questions urbaines et une dernière sur l’innovation ouverte dans la ville 2.0.